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Les produits d’assurance-vie des primes versées depuis le 27 septembre 2017 sont taxés par défaut à un taux forfaitaire (12,8 % ou 7,5 %). Vous pouvez demander à la place leur imposition au barème progressif, mais cette option est globale : en cochant la case 2OP, le foyer soumet au barème l’ensemble de ses revenus de capitaux mobiliers et de ses plus-values de cession de valeurs mobilières de l’année, pas seulement un contrat. L’intérêt de l’option se mesure donc sur le total de l’impôt du foyer, pas en multipliant un gain par un taux marginal.

Situation visée et date des règles

Foyer fiscal résident en France ayant perçu dans l’année des produits d’assurance-vie, éventuellement avec d’autres revenus de placement (intérêts, dividendes, plus-values). Règles en vigueur au 9 octobre 2026 selon impots.gouv.fr (pages modifiées le 8 avril 2026).

Ce que dit l’administration

  • Champ global. « Vous pouvez opter pour l’imposition au barème progressif de l’ensemble de vos revenus de capitaux mobiliers et de vos plus-values de cession de valeurs mobilières en cochant la case 2OP » (impots.gouv.fr, « Les revenus mobiliers »).
  • Pour l’assurance-vie. Les produits des primes récentes sont imposés au taux forfaitaire ou, « sur option globale », au barème (impots.gouv.fr, « L’assurance-vie et le PEA »).
  • Révocabilité. La page « Les revenus mobiliers » indique qu’à compter de 2026, « le caractère irrévocable de cette option a été supprimé ». La page ne précise pas à quels revenus ou à quelle campagne déclarative cette évolution s’applique : vérifiez-le pour l’année qui vous concerne avant de vous fonder dessus.
  • Report d’une année sur l’autre. La brochure 2024 indique que si la case 2OP avait été cochée l’année précédente, elle est pré-cochée ; ne rien modifier revient à confirmer l’option.

Ce que l’option entraîne

D’après la brochure pratique de l’impôt sur le revenu, l’option au barème a des effets qui dépassent l’assurance-vie :

  • les dividendes éligibles bénéficient de l’abattement de 40 % ;
  • les frais déductibles et les déficits antérieurs de revenus de capitaux mobiliers sont admis en déduction ;
  • une fraction de la CSG devient déductible du revenu global de l’année de son paiement (6,8 % selon Service-Public.fr F2329). impots.gouv.fr précise que cette déductibilité ne s’applique pas aux produits des fonds en euros des contrats d’assurance-vie ou de capitalisation ;
  • pour les plus-values de titres acquis avant 2018, des abattements pour durée de détention peuvent s’appliquer.

Pour les produits d’assurance-vie de plus de huit ans, l’abattement de 4 600 € ou 9 200 € reste appliqué. En revanche, le taux réduit de 7,5 % n’a plus d’objet : la part taxable rejoint le revenu imposable au barème.

Comment comparer sans se tromper

L’option change le calcul de tout le foyer. La bonne comparaison oppose deux impôts totaux :

  1. impôt total du foyer sans la case 2OP ;
  2. impôt total du foyer avec la case 2OP.

Le service de déclaration en ligne recalcule l’impôt quand vous cochez ou décochez la case ; c’est l’outil le plus fiable, parce qu’il intègre le quotient familial, les autres revenus et les plafonnements. Une estimation locale qui applique un taux marginal aux seuls produits d’assurance-vie ignore ces effets.

Exemple contrôlé

Exemple hypothétique, chiffres ronds, sans calcul du barème. Un foyer a perçu dans l’année :

  • 3 000 € de produits d’un contrat de 5 ans (primes récentes) ;
  • 2 000 € de dividendes ;
  • 1 000 € d’intérêts d’un compte à terme.

Sans option : 3 000 x 12,8 % + 2 000 x 12,8 % + 1 000 x 12,8 % = 384 + 256 + 128 = 768 € d’impôt sur ces revenus.

Avec option : les 6 000 € ne sont pas taxés à part. Les dividendes sont retenus après abattement de 40 % (2 000 x 60 % = 1 200 €), et l’ensemble (3 000 + 1 200 + 1 000 = 5 200 €) s’ajoute aux autres revenus du foyer soumis au barème, avec une fraction de CSG déductible. Le résultat dépend du barème de l’année et de la situation du foyer : il peut être inférieur ou supérieur à 768 €. Seul le calcul complet tranche.

Dans les deux cas, les acomptes déjà prélevés (case 2CK) sont déduits de l’impôt dû.

Cas exclus

  • Produits des primes antérieures au 27/09/2017 : ils relèvent par défaut du barème, sauf option pour le prélèvement libératoire au moment du rachat.
  • Non-résidents.
  • Revenus de PEA, plans d’épargne retraite et autres régimes spécifiques : non traités ici.

Le simulateur de fiscalité d’un rachat n’estime pas l’option globale : il signale seulement qu’elle existe.

Sources officielles

impots.gouv.fr (« Les revenus mobiliers », « L’assurance-vie et le PEA »), brochure pratique de l’impôt sur le revenu et Service-Public.fr F2329, listés en tête de page.

Limites de ce guide

Ce guide est publié avec le statut « à relire » : il attend la relecture d’un relecteur fiscal identifié, dont le nom sera affiché après relecture. Il ne constitue pas un conseil. Le point sur la révocabilité de l’option est à confirmer pour chaque année d’imposition.

Fiscalité d’un rachatImpôt, acompte et prélèvements sociaux selon des règles datées.

Sources

  1. Les revenus mobiliers (modifié le 8 avril 2026), impots.gouv.fr (DGFiP), consulté le 9 octobre 2026
  2. L'assurance-vie et le PEA (modifié le 8 avril 2026), impots.gouv.fr (DGFiP), consulté le 9 octobre 2026
  3. Brochure pratique IR 2024, revenus de capitaux mobiliers (case 2OP), impots.gouv.fr (DGFiP), consulté le 9 octobre 2026
  4. Prélèvements sociaux sur les revenus du patrimoine et de placement (F2329), Service-Public.fr (DILA), consulté le 9 octobre 2026

Prochaine revue prévue le 9 avril 2027. Une erreur ? Signalez-la : chaque correction est datée.