Créée en 1990 par la Banque Populaire Toulouse Pyrénées (devenue BP Occitane) pour gérer l’informatique interne, Celad a été cédée à Vincent Gardeau en 2002 pour éviter le délit de marchandage de personnel. Cet ancien chef de projet informatique de la banque a aussitôt diversifié son activité à l’informatique industrielle en plus des systèmes d’information. « Il ne fallait pas rester mono-client pour rendre l’entreprise pérenne », raconte le dirigeant.
L’ancien nageur de haut niveau, actuel président du club de natation toulousain Les Dauphins du TOEC, a imprimé la culture de la performance à son entreprise . Le succès a dépassé ses espérances. En quinze ans, la PME de 35 personnes est devenue une ETI de 1.130 salariés, dont la moitié est postée chez les clients. En croissance régulière de 10 à 15 % par an « sans recours au crédit », Celad a réalisé un chiffre d’affaires de plus de 85 millions d’euros en 2017 (+12 %) avec un résultat net de 6,2 millions.
Vincent Gardeau a ouvert dix agences dans toute la France dont les deux dernières à Strasbourg et Clermont-Ferrand en 2017. Il a aussi opéré par croissance externe en rachetant deux entreprises parisiennes, Quartz Ingénierie (40 personnes) en 2012 et Profil Hom (60 personnes) en 2015, pour permettre à son agence de Paris d’atteindre une taille critique de 300 collaborateurs. L’an dernier, il a enfin implanté sa société pour la première fois à l’étranger en ouvrant une filiale américaine à Palo Alto qui emploie 12 personnes. « Certains clients comme Intel nous ont demandé de les suivre aux Etats-Unis », explique Vincent Gardeau.
L’activité de la SSII est répartie à parts égales entre l’informatique industrielle et les systèmes d’information. Dans l’industrie, elle travaille à 45 % dans l’automobile pour le développement des véhicules autonomes et électriques, puis dans les télécoms (objets connectés), le ferroviaire, l’aérospatial (traitement d’images), etc. Dans les systèmes d’information, elle réalise 80 % de son activité dans la banque et l’assurance pour digitaliser les offres de crédits et de gestion des sinistres. Au fil des ans, Celad s’est constitué un portefeuille de 300 clients : des PME et des grands groupes comme Renault, Intel, Airbus, Continental, Valeo, Banque Populaire, Caisse d’Epargne, etc.
L’entreprise a même obtenu les deux agréments crédit d’impôt recherche et crédit d’impôt innovation, et s’en sert d’atout commercial. « Au lieu de prendre le crédit d’impôt comme beaucoup de SSII, nous en faisons bénéficier nos clients, ce qui revient à baisser le coût de nos prestations de 30 % », explique Vincent Gardeau.
Cette année, Celad tentera d’embaucher 200 personnes au total malgré les difficultés de recrutement sur un marché en croissance. « Nos clients nous demandent plus d’activité mais nous sommes victimes de la pénurie d’informaticiens », déplore Vincent Gardeau qui a limité le turn-over du personnel à 8 % par an en instaurant une politique sociale avantageuse.
Dans les catégories réservées au jeunes pousses, le prix de la start-up est revenu à Gilbert Gagnaire (EasyMile) , celui de la stratégie disruptive à Fabien Guillemot ( Poietis ) et celui du born global à Jean-François Letard ( Olikrom ).
PRIX DE L’ENTREPRISE GLOBALE
PRIX DE LA VISION STRATEGIQUE
PRIX DE L’ENTREPRISE FAMILIALE
PRIX DE L’ENGAGEMENT SOCIETAL
*Le prix de l’Entrepreneur est organisé par EY, en partenariat avec HSBC, Verlingue, Steelcase et bpifrance.
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Points clés
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