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L’assurance-vie est sans nul doute une enveloppe nécessaire à quiconque souhaite se constituer un capital financier. Elle permet bien entendu d’investir sur un support sécurisé, un fonds en euros. C’est la grande star de chaque contrat, son taux figure systématiquement en bonne position sur les brochures et les sites Internet (un chiffre toujours indiqué net de frais et brut de fiscalité), au point qu’il est souvent confondu avec le rendement du contrat dans son ensemble. Seulement, c’est aujourd’hui loin d’être le seul produit disponible sur les assurances-vie multisupports, c’est-à-dire celles qui proposent aussi bien un fonds en euros que des unités de compte (UC), qui sont les plus nombreuses. « Heureusement », diront certains, car les supports sécurisés n’ont servi que 1,28 % en moyenne en 2020, selon la Banque de France, soit 1,06 % après prélèvements sociaux (17,2 %). Ce n’est plus suffisant pour couvrir l’évolution des prix à la consommation, qui s’élève en juillet à 1,2 % sur un an, d’après l’Insee. Or, « il faut que le capital suive au moins l’inflation », remarque Laurent Monet, directeur marketing chez BNP Paribas. Sinon, le pouvoir d’achat de l’épargnant s’amenuisera. Impossible de devenir rentier sans essayer de faire mieux que l’inflation. Les UC, quant à elles, comportent un risque de perte du capital mais possèdent un meilleur potentiel de gain. Elles se déclinent en supports immobiliers (SCPI, SCI et OPCI), en fonds en actions et/ou en obligations (OPCVM), et même, de plus en plus, en titres en direct (contrats Titres@Vie, Bourse Direct Horizon, Triptis Patrimoine ou encore Boursorama Vie). « Il est important de diversifier son épargne pour répartir le risque, souligne Laurent Monet. L’assurance-vie offre en plus l’avantage de bien s’adapter dans la durée. » Car à chaque période ses opportunités et ses écueils.
L’assurance-vie est, certes, un placement de long terme, mais, contrairement à une croyance populaire, les sommes investies restent disponibles à tout moment. Il est néanmoins plus avantageux d’un point de vue fiscal d’attendre huit ans. Les titulaires profitent alors d’un abattement de 4.600 € sur les plus-values et d’un taux d’imposition réduit à 7,5 %, contre 12,8 % avant (hors prélèvements sociaux de 17,2 %). C’est également un outil de transmission qui offre un généreux abattement de 152.500 € par bénéficiaire désigné en cas de décès.
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Points clés
- L’assurance-vie est sans nul doute une enveloppe nécessaire à quiconque souhaite se constituer un capital financier.
- Elle permet bien entendu d’investir sur un support sécurisé, un fonds en euros.
- C’est la grande star de chaque contrat, son taux figure systématiquement en bonne position sur les brochures et les sites Internet (un chiff…
- Seulement, c’est aujourd’hui loin d’être le seul produit disponible sur les assurances-vie multisupports, c’est-à-dire celles qui proposent…
- « Heureusement », diront certains, car les supports sécurisés n’ont servi que 1,28 % en moyenne en 2020, selon la Banque de France, soit 1,0…


