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L’intégration de l’assureur est l’un des piliers de sa stratégie de diversification.
La Banque postale est désormais seul maître à bord de CNP Assurances. La filiale de La Poste, qui détient actuellement 62 % du capital de l’assureur, numéro deux de l’assurance-vie en France, va racheter à BPCE sa participation (16,1 %). Il déposera ensuite une OPA simplifiée au prix de 21,90 euros par action pour les actionnaires minoritaires de CNP, avec l’objectif de retirer l’assureur de la Bourse.
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« La simplification de l’actionnariat de CNP Assurances va permettre de renforcer l’efficacité de notre modèle de bancassureur et d’accélérer son expansion multipartenariale et internationale », se félicite Philippe Heim, président du directoire de La Banque postale. Après Natixis cet été, CNP Assurances est le deuxième acteur du secteur à être retiré de la cote en quelques mois.
Pour BPCE, c’est aussi l’opportunité de racheter les parts minoritaires que détenait La Banque postale dans deux de ses entités de gestion d’actifs (AEW, Ostrum Asset Management), l’un de ses principaux métiers. « C’est une réorganisation des relations capitalistiques dans un climat de poursuite et de renforcement des collaborations industrielles et commerciales », note-t-on dans l’entourage de BPCE.
Cette opération à 5,5 milliards d’euros marque l’aboutissement d’une stratégie engagée il y a trois ans par la filiale de La Poste. « C’est une nouvelle étape dans la constitution du grand pôle financier public annoncée par le ministre de l’Économie et des Finances le 31 août 2018 », souligne La Banque postale. Vrai serpent de mer, la création de ce pôle – formé par le rapprochement de la Caisse des dépôts et de La Poste, de La Banque postale et de CNP Assurances – a finalement abouti au printemps 2020 : la Caisse des dépôts est alors devenue l’actionnaire majoritaire de La Poste, et La Banque postale de CNP Assurances.
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En mettant la main sur l’assureur, La Banque postale – chez qui 20 millions de Français ont un compte – a changé de dimension, doublant pratiquement de taille. Elle a surtout transformé son modèle économique, l’ambition étant de réduire sa dépendance à l’égard de son métier historique, la banque de détail en France.
Arrivé de Société générale, son nouveau patron – qui a présenté en mars dernier son plan stratégique à 2030 – est très attendu sur l’arrimage de CNP à La Banque postale. La mission que lui a confiée Philippe Wahl, le patron de La Poste, est claire : La Banque postale doit continuer « à grandir et à gagner en rentabilité ». L’an passé, l’intégration de CNP Assurances a dopé le bénéfice de La Banque postale à plus de 4 milliards d’euros, contre 780 millions en 2019.
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Reste donc à « inventer le nouveau modèle de la bancassurance », dixit Philippe Wahl. Les activités d’assurances de La Banque postale (prévoyance, santé, auto…) vont désormais pouvoir migrer au sein de CNP. Ce qui permettra à La Banque postale d’équiper davantage ses clients en produits d’assurance. Elle doit également regagner du terrain en assurance-vie. « Cette opération fait du sens pour La Banque postale compte tenu des synergies importantes qui sont en jeu, assure un bon connaisseur du dossier. Il est plus aisé de les mettre en œuvre lorsqu’il y a des pôles clairement définis et qu’il n’y a plus d’actionnaires minoritaires. »
Avec CNP Assurances, le groupe compte aussi se renforcer à l’international, qui devra représenter 20 % de ses revenus en 2025 (contre 15 % aujourd’hui). L’assureur est très présent au Brésil (son deuxième marché après la France) et en Italie, où il vient de racheter une partie des activités transalpines du britannique Aviva.
jerome c. 1
le
Une bien belle journée, pour les Petits Porteurs, actionnaires de la CNP….
lacerisesurlegateau!
le
Peut-on encore espérer avoir un service bancaire non capitalistique,
auto financé et mutualiste ?
Rêvons un peu.
Line Mary Sierra
le
la banque postale n’a pas les dents de requins qui raclent le pallier comme les autres banques privées. Vive la BP.
Devant le surcoût entraîné par la flambée des prix de l’électricité dont les transports franciliens sont de gros consommateurs, la présidente de région n’écarte pas une telle option.
La première ministre a annoncé la réquisition des personnels pour débloquer les dépôts de carburants et appelle les entreprises et les salariés à la négociation.
RÉCIT – Incapable de continuer à opérer dans le pays, le géant des produits laitiers met un terme à une aventure de trente ans. Cela pourrait lui coûter 1 milliard d’euros.
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La Banque postale seul maître à bord chez CNP
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