Les invités du «Grand rendez-vous de l’épargne» (Capital / Radio Patrimoine), Amélie Ziegelmeyer, directrice régionale gestion privée chez Laplace, et Alexandre Baradez, responsable des analyses marchés pour IG France, débattent de l'intérêt des livrets (Livret A, LEP, LDDS) cette année.
Par Quentin Bas Lorant Journaliste placements à Capital.fr Publié le
Les livrets réglementés (Livret A, LEP, LDDS) ont été, ces deux dernières années, un refuge pour les épargnants. Mais leur attractivité s’effrite avec le recul de l’inflation. Le taux du Livret A est passé de 3% à 2,4% le 1er février dernier, et celui du Livret d’épargne populaire (LEP) de 4% à 3,5%. Faut-il pour autant s’en détourner totalement ? «Si l’on n’est pas prêt à subir de baisse de ses capitaux, il vaut mieux être investi uniquement en sécuritaire, et donc rester sur des livrets», rappelle Amélie Ziegelmeyer, directrice régionale gestion privée chez Laplace.
Toutefois, cette stratégie ne doit pas être systématique : «Avoir une part de liquidités pour faire face aux imprévus ou saisir des opportunités est judicieux, mais 10% à 20% de son épargne placée sur des livrets est amplement suffisant, compte tenu des taux actuels», estime la spécialiste. Pour aller chercher plus de rendement, l’experte préconise d’explorer d’autres classes d’actifs : «L’immobilier et les fonds obligataires sont des alternatives intéressantes. Malgré la baisse des taux directeurs, les rendements obligataires restent élevés, mais cela ne durera pas éternellement. Il peut être pertinent de verrouiller des taux attractifs avec des obligations peu risquées (notées “investment grade”, NDLR) sur une durée de deux à trois ans.»
Avis partagé par Alexandre Baradez, responsable des analyses marchés pour IG France, qui met en avant la souscription d’obligations «en direct» (via un compte-titres, par exemple) sans passer par un fonds obligataire : «Les obligations d’Etat ou d’entreprises bien notées peuvent être une option attrayante. Par exemple, les obligations américaines offrent actuellement un rendement de 5% sur 10 ans, et même en Europe, certaines signatures solides dépassent les 3%.» Certes, l’option obligataire sera toujours plus risquée que vos livrets – sur lesquels votre capital est garanti à 100% -, mais il est possible de maîtriser sa prise de risque tout en obtenant un rendement plus élevé.
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- Mais leur attractivité s’effrite avec le recul de l’inflation.
- Le taux du Livret A est passé de 3% à 2,4% le 1er février dernier, et celui du Livret d’épargne populaire (LEP) de 4% à 3,5%.