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Publié le 24/03/2018 à 15:18 – Mis à jour le 24/03/2018 à 15:18
Diplômé d’HEC (1956) et de l’IEP de Paris (1958), André Babeau est professeur honoraire à l’université Paris-Dauphine et administrateur de l’Institut d’Éducation Financière du Public (IEFP) auprès de l’Autorité des marchés financiers. Cet ancien directeur du CREDOC et du Centre de Recherche sur l’Épargne (CREP) a aussi été conseiller scientifique du BIPE entre 2002 et 2011.
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Dans le patrimoine financier des ménages, la part des actions occupe-t-elle une place suffisante ?
André Babeau : Peut-être faut-il commencer par préciser que les Français, contrairement à ce que l’on dit souvent, ne sont pas les «champions de l’épargne». En patrimoine financier par tête, ils n’arrivent qu’au treizième rang mondial. En flux, leur taux d’épargne est sans doute élevé [ndlr : entre 13 et 14% de leurs revenus], mais une bonne partie de cette épargne est consacrée au remboursement d’emprunts.
Nos compatriotes remboursent assez tôt dans le cycle de vie, à la différence des Américains et des Britanniques qui remboursent souvent, non pas sur leur épargne courante, mais seulement au moment de la retraite, à partir d’actifs existants [par exemple, choix d’une résidence principale moins grande].
Une autre caractéristique de ce patrimoine financier est d’être, d’une part trop liquide [divers livrets bancaires], et d’autre part engagé sur des encours importants de contrats d’assurance où la capitalisation des retraites joue un rôle trop faible : un peu plus de 100 milliards d’euros [unités de compte en actions] sur les 1 600 milliards de l’encours de l’assurance vie en France.
Les ménages n’investissent donc pas assez dans des placements à long terme…
André Babeau : Oui, il y a un véritable problème d’allongement de l’épargne des Français et de diversification de cette épargne, avec un accueil raisonnable qui devrait être fait à des supports plus risqués. Il faut donc à la fois faire flèche de tout bois (gestion directe d’un portefeuille, actionnariat salarié, PEA, PEE, capital-investissement, etc.) et, en même temps, procéder avec prudence. On ne passe pas impunément du livret d’épargne à l’investissement en seed capital [financement de la création d’une entreprise]. Nous partons tout de même d’une situation où les connaissances financières des Français sont médiocres. Les pouvoirs publics en sont bien conscients puisqu’en 2016 le ministère de l’Économie a demandé à la Banque de France, relayée par l’AMF et l’Institut d’éducation financière du public (IEFP), d’assurer la coordination d’initiatives dans ce domaine.

Les réseaux bancaires peuvent-ils jouer ce rôle d’apprentissage de la finance et des placements ?
André Babeau : Oui, les institutions financières devraient naturellement avoir un rôle important dans cet apprentissage, rôle que certaines ont oublié de jouer au cours des dernières décennies. Il y avait jadis, par exemple, une formule dite de «gestion conseillée» : un épargnant gérait directement son portefeuille d’actions, mais bénéficiait des suggestions d’un conseiller. Cette formule a largement disparu, remplacée par l’offre d’OPCVM ou de fonds à formule.
De leur côté, les grandes entreprises ont fait des efforts de communication, souvent bien conçus, en direction de leur actionnariat individuel pour tenter d’équilibrer le poids des investisseurs collectifs. Parallèlement, les pouvoirs publics peuvent, par exemple dans le cadre de la loi Pacte, mettre en place des systèmes de retraite par capitalisation qui déboucheraient sur un allongement des horizons d’épargne des Français. À un moment où l’on cherche à rapprocher le mode fonctionnement de nos 38 régimes de retraite gérés en répartition, cela aurait un sens de montrer qu’ils peuvent être complétés – comme cela existe déjà dans notre pays – par des dispositifs gérés prudemment en capitalisation.
Certes, les chocs boursiers de 2001 et 2008 ont montré que cette voie peut être très difficile, mais les modes de gestion se sont notablement améliorés. Outre la diversification des risques en matière de retraite qu’impliquerait une telle initiative, elle aurait aussi pour conséquence de permettre un financement plus aisé de nos entreprises en fonds propres.
Dans les grands réseaux bancai­res, la situation d’insatisfaction de la clientèle à l’égard de la gestion du patrimoine financier ne traduit-elle pas un échec de la démocratisation des services de banque privée dont bénéficient, eux, les gros patrimoines ?
André Babeau : L’exercice est délicat car ces services doivent évidemment être différenciés en fonction du montant des actifs en cause. Par exemple, Amélie de Montchalin, coprésidente de la Commission des finances de l’Assemblée nationale, souhaite, pour financer les fonds propres des PME, que soient déplacés quelque 5 milliards d’épargne liquide vers des FCPR [fonds communs de placement à risque]. Compte tenu de l’importance du patrimoine des Français, un tel transfert est sans doute envisageable, mais il devra être proposé avec prudence par les banques à leurs clients, notamment aux patrimoines financiers relativement modestes qui n’ont a priori que peu de connaissances de ce type de produits.
Les établissements financiers devront notamment indiquer, à côté de la rentabilité que l’on peut en attendre, la liquidité qui leur est associée et, bien évidemment, l’importance des risques qu’ils comportent.

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