Epargner pour sa retraite, c'est se situer dans une perspective de long terme. Un gros avantage alors que les marchés financiers sont en proie à une forte volatilité. L'assurance-vie et la tontine sont plus que jamais des enveloppes avantageuses pour faire fructifier cette épargne.
Par Laurence Delain
Dans un contexte doublement marqué par la nervosité boursière et une reprise de l'inflation pénalisante pour les produits de taux, trouver des solutions financières susceptibles de générer, au moment de la prise de sa retraite, des revenus complémentaires pérennes relève a priori de la mission impossible. Pourtant, les meilleures soupes se faisant dans les vieux pots, force est de constater que l'assurance-vie tient toujours la corde parmi les solutions à privilégier pour une diversification au long cours.
« Ce placement reste, dans sa dimension multisupport, l'outil universel pour arbitrer ses actifs dans un cadre fiscal protecteur et profiter d'avantages successoraux sans égal sous réserve de rédiger avec soin la clause bénéficiaire », confirme Sébastien Meschin, ingénieur patrimonial au sein de Groupe Le Conservateur (le contrat est transmissible au bénéficiaire de son choix après abattement de 152.500 € pour les primes versées avant 70 ans).
Certes, on le sait, les fonds en euros, qui captent encore plus de 60 % de la collecte (et les trois quarts des encours), peinent désormais à dégager en moyenne plus de 1 % de rendement annuel et enfoncent la ligne de flottaison en valeur nette d'inflation et de prélèvements sociaux (17,7 %). Mais, doublement garantis par l'assureur (sécurisation permanente du capital investi et performance définitivement « cliquetée » chaque année), ces supports constituent un socle incontournable, au périmètre ajustable selon son aversion au risque et son horizon de placement.
L es fonds en euros peinent désormais à dégager en moyenne plus de 1 % de rendement annuel et enfoncent la ligne de flottaison en valeur nette d'inflation et de prélèvements sociaux (17,7 %).
Le temps ayant, comme le rappelle Thibaut Cossenet, directeur de l'offre financière du Conservateur, « la vertu de lisser la prise de risques », la quote-part des supports diversifiés et non garanti en UC (unités de compte) peut « grimper à 80 % dans une perspective d'épargne retraite si l'on débute jeune et avoisiner ou dépasser 50 % pour les quinquagénaires ».
Vendue dans tous les réseaux financiers en version standardisée ou patrimoniale, l'assurance-vie donne accès à une large palette de supports (actions, obligations, trackers, gestions structurées, ISR, private equity, titres vifs, parts de SCPI, SCI, OPCI, etc.) que chacun peut agencer comme il le souhaite (gestion libre, profilée par risque, par horizon de placement, mandatée par thématique, investissements programmés en UC, sécurisation des plus-values sur le fonds en euros, etc.). Et ce produit tout terrain ménage des marges de gestion d'autant plus appréciables que tant qu'ils sont capitalisés au sein du contrat, les intérêts générés échappent à l'impôt (et aux prélèvements sociaux s'ils proviennent des UC).
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En cas de retraits, la fiscalité reste douce : seuls les gains sont imposés et le souscripteur a le choix entre les intégrer à ses autres revenus (barème progressif) ou opter pour un prélèvement forfaitaire libératoire (PFL) qui, passé huit ans tombe à 7,5 % (ou 12,8 % si les montants d'assurance-vie détenus par le souscripteur excèdent 150.000 €) et ne s'applique qu'après un abattement annuel de 4.600 € (9.200 € pour un couple).
Bien ajustée, cette « franchise » permet donc, dans une optique retraite, de profiter de revenus défiscalisés récurrents moyennant des retraits programmés dans le temps. L'assuré garde également la possibilité de dénouer son contrat sous forme de rentes viagères imposées sur une assiette réduite à 40 % de son montant s'il a entre 60 ans et 69 ans et 30 % s'il est âgé de 70 ans ou plus.
Pour compléter ses revenus, le futur retraité peut aussi se tourner vers la tontine. Ce produit de niche qui cultive sa singularité financière depuis plus de trois siècles, exige de s'engager a minima dix ans (pas de sortie anticipée possible). Forts de ce blocage, les gérants de la tontine (aujourd'hui distribuée quasi exclusivement par le Conservateur) peuvent déployer des stratégies efficaces de gestion active de long terme qui permettent à l'adhérent de récupérer à échéance un capital dont les fruits financiers (plus de 3 % de rendement annuel moyen net d'inflation sur 15 ans) sont fiscalisés comme ceux de l'assurance vie.
Mieux, s'il a fait le choix de répartir ses versements sur dix ou quinze tontines aux échéances successives dites « en cascade », le futur retraité pourra optimiser l'abattement de 4.600 € (ou 9.200 € pour un couple) pour toucher un complément de revenu net d'impôt dix ou quinze ans durant.
Laurence Delain
Tous droits réservés – Les Echos 2022

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TL;DR : Epargner pour sa retraite, c'est se situer dans une perspective de long terme. Un gros avantage alors que les marchés financiers sont en proie à une forte volatilité. L&#x27…

Points clés

  • Epargner pour sa retraite, c'est se situer dans une perspective de long terme.
  • Un gros avantage alors que les marchés financiers sont en proie à une forte volatilité.
  • L'assurance-vie et la tontine sont plus que jamais des enveloppes avantageuses pour faire fructifier cette épargne.
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  • Pourtant, les meilleures soupes se faisant dans les vieux pots, force est de constater que l'assurance-vie tient toujours la corde parm…