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EXPRESSIONS – Le frimeur est un vantard arrogant à la langue bien pendue. Nous connaissons tous un «kéké», un «mariolle» ou celui que l’on nomme parfois un «beauf». Mais d’où viennent ces termes ? Le Figaro revient sur leur histoire.
Nous en connaissons tous un. Le «m’as-tu-vu» est une espèce aussi insupportable qu’inévitable. Tel un paon fier, oublieux de son ridicule, il se pavane. Expose à quelques regards – un seul suffit — sa nouvelle paire de chaussures, son portable dernier cri… Un véritable frimeur, quoi.
Chose intéressante, «faire frume» signifie durant la deuxième moitié du XIIe siècle, «manifester de la mauvaise humeur», lit-on sur le site du Trésor de la langue française. En 1690, son sens évolue et veut dire «faire semblant». Dès 1835, «des frimes» sont synonymes de «tromperies, ruses».
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Rusé, le «kéké» ne l’est certainement pas. C’est un vantard, rien de plus. Le mot vient du Midi, où on «fait le càcou» ou «le caque, le cake, le quécou, le quéquou», explique Delphine Gaston dans son ouvrage Nos 500 expressions populaires préférées (Larousse). Le «càcou» vient du provençal cacoua, qui veut dire «cadet». Il est également possible de faire le rapprochement avec le mot «cagou» qui désigne en argot, «chef de voleurs», au XXe siècle. À l’origine, pourtant, le «cagou» ou «cagot» est un «misérable, gueux vivant seul», note le CNRTL.
Revenons au passage sur l’expression voisine «faire le mariolle». La formule, qui veut dire «faire son intéressant», vient de l’italien mariolo, «filou». Un petit malin «souvent prétentieux, un peu arrogant», précise Delphine Gaston. Mais si son arrogance devient abjecte, le petit malin peut vite devenir un «beauf». Selon Le
Robert, le terme désigne d’abord le «beau-frère». Son deuxième sens caractérise un «Français moyen aux idées étroites, conservateur, grossier et phallocrate». Comment expliquer une telle évolution du mot? «D’après une B.D de Cabu», indique le dictionnaire d’Alain Rey. Le «beauf de Cabu», représentant un personnage pansu et mal rasé, apparaît dans Charlie Hebdo dans les années 1970.
«C’était le patron de bistrot avec le berger allemand, la moustache et le maillot de corps», décrypte le sociologue Paul Yonnet dans les colonnes de L’Express. Il y avait alors un rejet du mode de vie et des habitudes de la classe ouvrière, dont on ne pouvait désormais plus attendre qu’elle régénère la société», précise-t-il au magazine. Le dessinateur humoristique le décrivait ainsi: «Le beauf c’est le type qui assène des vérités, ses vérités, il ne réfléchit absolument pas (…)».
StefSixty1
le 29/01/2019 à 14:59
Le dessinateur humoristique le décrivait ainsi: «Le beauf c’est le type qui assène des vérités, ses vérités, il ne réfléchit absolument pas (…)».
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Si Cabu n’avait pas été assassiné par ces %#$* de terroristes, il le dessinerait aujourd’hui avec un beau gilet d’une certaine couleur !
Seul le look général change, mais le fond est rester le même.
Wanguard wanguard
le 29/01/2019 à 14:34
Et mon tout se reproduit très très bien, sans jamais fatiguer.
.
il change parfois de couleur aussi….
keskonsmar
le 29/01/2019 à 14:15
«Le beauf c’est le type qui assène des vérités, ses vérités, il ne réfléchit absolument pas (…)». Autrement dit un gilet jaune
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«Beauf», «kéké»… D’où viennent ces mots ?
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- Nous connaissons tous un «kéké», un «mariolle» ou celui que l’on nomme parfois un «beauf».
- Mais d’où viennent ces termes ?
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- Le «m’as-tu-vu» est une espèce aussi insupportable qu’inévitable.